LE PATRIMOINE DE LA COMMUNE


Boiry est connu depuis le VIIe siècle par la légende de Sainte-Rictrude qui y fit séjour en 656. Son mari, Adalbalde, duc de Douai, ayant été assassiné, elle vint habiter son domaine de Boiry, où elle fût en vain recherchée par les seigneurs de la cour de Clovis II. Le roi lui-même, jaloux de faire tomber son choix sur quelqu'un qui lui devait cette haute fortune, vint la visiter quelques mois aprés.
Rictrude fit les honneurs de son château à son hôte royal avac toute la magnificence du temps. A la fin d'un repas somptueux, le roi lui adressa de pressantes instances en faveur d'un de ses prétandants, Rictrude, aprés avoir repoussé ces propositions avec dignité, et réclamé avec énergie les priviléges d'une oble Franque, tira de son sein un voile béni par Saint-Amand, et s'en couvrit en déclarant qu'elle se consacrait à Dieu.


Le roi irrité, quitta Boiry le jour même. Rictrude se retira à Marchiennes et fit don de sa terre à la puissante abbaye qu'elle fonda.
Il y eut pendant plusieurs siécles, à Boiry, un prieuré qui fut desservi par des religieux de ce monastére.
Le diplôme de l'empereur Charles-le-Chauve, de 877, confirma à l'abbaye de Marchiennes toutes ses possessions.La coutume temporel de Boiry-Sainte-Rictrude fut rédigée en 1507.


L'ancienne propriété des ducs de Douai est encore l'une des exploitations agricoles les plus importantes de l'Artois.
Les bâtiments de la ferme furent entièrement rétablis en 1721, par les soins du frère Eloi, chargé d'affaires du cardinal Ottobomi,abbé commendataire de Marchiennes.


L'Eglise, sous l'invocation de Sainte-Rictrude, tient à la ferme construite en 1687. Démolie et réedifiée en 1778, elle servit d'atelier pour la fabrication du salpêtre, et c'est sans doute à cette destination qu'elle doit l'être restée debout pendant le Révolution.
Le 4 avril 1790, la commune de Boiry fut le théâtre d'un violent incendie qui consuma quarante-quatre des cinquante maisons dont elle était composée.


Il existait à Boiry-Sainte-Rictrude, un fief appelé la Mairie; Vindicien Blin, seigneur de Grincourt-lez-Hndecourt, et conseiller secrétaire du roi, audencier à la chancellerie prés le Parlement de Flandre, séant à Douai, en était propriétaire.
Il en portait le nom, quand il mourut à Arras en 1648.
Pendant l'invasion allemande, deux batteries d'artillerie, escortées par plusieurs régiments d'infanterie et de cavalerie, traversérent la commune de Boiry-Sainte-Rictrude,le 26 décembre 1870. .Elle eut à subir de nombreuses réquisitions qui se terminérent par un véritable pillage le 27 janvier 1871.

 

1. LA MAIRIE

 

mairie

 

 

2. L'EGLISE


Démolie et reconstruite en 1778 ou 1779 selon le questionnaire de 1790. L'église et le presbytère « coûtèrent aux habitants de la paroisse 2 800 livres, sans compter les corvées en voiture à bras ». Pendant la Révolution, elle sert de fabrique de salpêtre. Elle est vendue comme bien national le 5 vendémiaire An 8 à Benoît Derisbourg pour 90 200 francs. Deux petites cloches marquées en lettres gothiques ont été supprimées pour être fondue en 1793.

LE CLOCHER (1)
(date:1700)
Deux tableaux peints sur bois, datant de la fin du XVIe siècle, hauts de 1m25, larges de 0,45, sont accrochés au mur contre la tour du clocher.
Ils représentent Antoine de Loueuses, escuyer, sieur de Cronvelde , et Claire de Bayart, sa femme, agenouillés. Ce seigneur à la physionomie grave, les cheveux gris coupés ras, la barbe courte et en pointe; il porte une fraise à l'espagnole; sur ses épaules, une cape de velours, fourrée de menuvair, recouvre un pourpoint de satin noir, sur lequel s'étage en deux rangs une chaîne de cou en or, sans médaillon.
Les mains jointes sur la poitrine sont fines et bien faites : un anneau enrichi d'une pierre est au petit doigt de la main droite.
Notes prises en 1913.(2)
Grange dîmiére proche l'église; prieuré de l'abbaye de Marchiennes.
Clocher mesquin, en bâtiére, construit en pierre : 1700.
Deux panneaux de tryptique (Classés).

Peinture sur bois:
1-Antoine de Loueuses, manteau fourré, barbe courte, grande fraise au col, déjà âgé; un cordon doré pendant sur la poitrine. Derriére lui, St-Antoine, appuyé sur son tau. Le prie-Dieu porte les armes de Loueuses.
2-Claire de Bayart-Gantau : collerette à fraise; manchettes de dentelles, colliers de perles. Derriére elle, Ste-Claire portant l'ostentoir. Ecu en lozange, parti de Loueuses et de Bayart-Gantau.
St-Martin, statue équestre, XVIIIe siécle, trés laid.
Petite Pieta, XVIe siécle, au dessus du portail, à l'intérieur.
Adoration des Bergers, toile,non classable.
Oblets anéantis par l'ennemi, lors de son recul de 1917.
L'église est détruite.
(1) Source : "Epigraphie du Pas-de-Calais TV III par Rodiéres 1932."
(2) Source : "Mémoires de Commission des Monuments Historiques du Pas-de-Calais T I par Harduin Grosville 1889."

 

eglise

 

 

3. LA CHAPELLE


C'était une Chapelle privée qui appartenait à la famille Cossart. A l'époque, le cimetière se situait au niveau de celle-ci.
Après la Guerre 1914-1918, le village fut détruit, il ne restait que la Chapelle.

 

chapelle

 

4. LE MONUMENT AUX MORTS

 

monument

 

 

Conflits commémorés :
1914-1918, 1939-1945

Texte de la dédicace :
A nos glorieux morts
1914-1918

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